07/01/2026 | Press release | Distributed by Public on 07/01/2026 15:35
Marqué par quatre débats publics, dont deux « événements majeurs », le programme mensuel du Conseil de sécurité a été présenté cet après-midi en conférence de presse par le Représentant permanent de la République démocratique du Congo (RDC), qui s'est longuement étendu sur l'importance pour les États de recouvrer leur souveraineté sur leurs ressources naturelles.
M. Zénon Mukongo Ngay a également indiqué qu'une réunion d'urgence s'ajouterait dès demain matin à la demande de Bahreïn, amendant ainsi le programme qui venait d'être agréé par ses membres lors de consultations à huis clos.
L'un des temps forts de la présidence congolaise, a donc expliqué le représentant, sera la tenue, le 22 juillet, d'un débat public de haut niveau sur la gouvernance des ressources naturelles en tant que « fondement de la paix, de la sécurité et de la prospérité ». Présidée par le Chef d'État congolais, M. Félix Tshisekedi, cette séance comptera avec la participation du Secrétaire général de l'ONU, M. António Guterres, et sera précédée, le 13 juillet, d'une réunion en formule Arria sur le même sujet, témoignant de son importance pour la RDC.
« L'exploitation continue des ressources naturelles comme moteur de conflit rend cette discussion à la fois opportune et nécessaire », a justifié M. Ngay, en rappelant que celles-ci doivent normalement profiter au développement durable des pays dans lesquels elles se trouvent et non aux groupes armés, comme c'est souvent le cas, faisant ainsi de ces ressources des « minerais de sang ».
Lorsqu'on regarde l'arsenal juridique international existant, on constate qu'il n'y a pas de texte pertinent pour légiférer sur la gestion des ressources naturelles, a observé le Président, en jugeant indispensable de « combler ce vide normatif ». Raison pour laquelle M. Ngay a émis l'espoir que le Conseil puisse adopter une résolution qui fixerait les paramètres d'une « ligne de conduite » pour les États, ou du moins harmoniserait les dispositions relatives à cette question qui figurent dans plusieurs textes « éparpillés ». Répondant en sa qualité nationale à une question d'une journaliste, le Président s'est dit satisfait de l'accord conclu sur les minerais dans son pays entre son gouvernement et celui des États-Unis, affirmant qu'il s'agissait d'un « grand investissement », dont il faudrait toutefois évaluer la mise en œuvre.
L'autre événement phare de la présidence congolaise de juillet est également un débat public, avec pour thème « Honorer la promesse du droit international faite aux survivants de violences sexuelles liées aux conflits ». Prévu le 8 juillet, il sera présidé par la Première Ministre de la RDC, Mme Judith Suminwa Tuluka.
À ces deux débats publics, s'ajoutera, le 23 juillet, celui, périodique, consacré au règlement pacifique des différends, organisé en vertu de la résolution 2788 (2025). Le rapport du Secrétaire général que sont tenus d'examiner les membres du Conseil à cette occasion devrait être présenté par M. Guterres lui-même.
Le dernier débat public du mois se tiendra le 28, et il s'agit de celui que l'organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales consacre tous les trois mois à la situation au Moyen-Orient dans son ensemble. S'agissant de cette région, la séance mensuelle sur la situation politique et humanitaire en Syrie se tiendra le 21, tandis que le Conseil examinera le 16, en consultations à huis clos, la mise en œuvre de la résolution 1701 (2006), adoptée il y a tout juste 20 ans, et qui appelait à une cessation des hostilités entre Israël et le Hezbollah au Liban.
Au nombre des adoptions prévues ce mois-ci, le représentant congolais a cité l'examen, le 14 juillet, d'un texte de suivi de la résolution 2722 (2024) qui appelle les houthistes du Yémen à cesser immédiatement toutes les attaques contre les navires marchands et commerciaux dans la mer Rouge. Le 29, les membres du Conseil se prononceront sur un projet relatif au renouvellement du régime de sanctions applicables en République centrafricaine, a précisé M. Ngay. Toujours en ce qui concerne l'Afrique, le Soudan fera l'objet d'une séance le 7, au cours de laquelle le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) informera les membres du Conseil de l'état d'avancement de ses enquêtes dans ce pays.
Une séance sera également consacrée, le 14 juillet, aux activités trimestrielles du Bureau des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel (UNOWAS), chargé de la diplomatie préventive, des bons offices et des efforts de médiation dans cette région.
Parmi les autres réunions annoncées par le Président aujourd'hui, figurent celle consacrée à la mise en œuvre de l'accord de paix en Colombie le 15 juillet et une autre sur la situation en Haïti le 20.