WHO - World Health Organization

05/19/2026 | Press release | Archived content

Soixante-Dix-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé – Bulletin quotidien du 19 mai 2026

À l'Assemblée mondiale de la Santé aujourd'hui, le Directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a présenté son rapport sur les activités de l'Organisation aux États Membres et l'Assemblée a entamé un débat général autour du thème « Redéfinir la santé mondiale : une responsabilité partagée ».

Le Secrétariat a remis des certificats aux récipiendaires suivants pour des réalisations exceptionnelles en santé publique :

  • Algérie, Australie, Burundi, Égypte, Fidji, Libye, Sénégal et Tunisie pour l'élimination du trachome ;
  • Chili pour l'élimination de la lèpre ;
  • Kenya pour l'élimination de la trypanosomiase humaine africaine ;
  • Suriname et Timor-Leste pour l'élimination du paludisme ;
  • Anguilla, Bahamas, Brésil, Cuba, Danemark, Îles Turques-et-Caïques, Maldives, Montserrat, Oman et Sri Lanka pour l'élimination de la transmission mère-enfant du VIH, du VHB et de la syphilis ; et
  • Portugal et Émirats arabes unis pour l'élimination des acides gras trans.

Les personnes et institutions ci-après ont reçu, dans le cadre de la Journée mondiale sans tabac, un certificat pour leur contribution exceptionnelle à la lutte antitabac :

  • Dre Louise Mapleh-Kpoto, Ministre libérienne de la santé ;
  • Dre Mónica García Gómez, Ministre espagnole de la santé ;
  • María Lustemberg Haro, Ministre uruguayenne de la santé publique ; et
  • Département vietnamien de la législation.

Les États Membres de l'OMS prolongent les négociations concernant le système d'accès aux agents pathogènes et de partage des avantages découlant de leur utilisation de l'Accord de l'OMS sur les pandémies

L'Assemblée mondiale de la Santé a décidé de poursuivre la rédaction et la négociation de l'annexe sur l'accès aux agents pathogènes et le partage des avantages découlant de leur utilisation (l'« annexe PABS ») dans le cadre du Groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée sur l'Accord de l'OMS sur les pandémies (le « Groupe de travail intergouvernemental »). Le Groupe de travail intergouvernemental, conformément aux dispositions de l'article 12 de l'Accord, continuera d'accorder la priorité à ces travaux.

L'annexe PABS a pour objectif de fournir un cadre permettant de garantir une riposte plus efficace et plus équitable aux futures pandémies. Au cours de l'année écoulée, les États Membres de l'OMS ont mené de longues négociations sur l'Annexe, et les résultats de leurs travaux ont été présentés à l'Assemblée mondiale de la Santé.

Les États Membres de l'OMS sont convenus de soumettre les résultats de leurs négociations sur l'annexe PABS à l'examen de la Quatre-Vingtième Assemblée mondiale de la Santé en mai 2027 ou lors d'une session extraordinaire de l'Assemblée convoquée à cet effet en 2026. L'adoption de l'annexe PABS est cruciale pour l'ouverture à la signature de l'Accord de l'OMS sur les pandémies. Les États Membres de l'OMS reprendront les négociations sur l'annexe PABS après l'Assemblée mondiale de la Santé, à la septième réunion du Groupe de travail intergouvernemental, qui se tiendra du 6 au 17 juillet 2026.

Situations d'urgence sanitaire en Commission A

Au sein de la Commission A, les déléguées et délégués ont discuté de la préparation et de la riposte face aux urgences de santé publique, et ont pris note du rapport sur l'application du Règlement sanitaire international (2005) ainsi que du rapport du Comité consultatif de surveillance indépendant du Programme OMS de gestion des situations d'urgence sanitaire.

Les membres des délégations ont également discuté de l'impact sur la santé du conflit actuel au Moyen-Orient, se penchant notamment sur la protection des soins de santé et des personnels de santé dans les situations de conflit, et ont pris note du rapport sur l'action de l'OMS dans les situations d'urgence sanitaire.

La Commission a adopté un projet de décision sur la situation d'urgence sanitaire au Liban.

De la COVID-19 à l'action : réflexions au terme d'une décennie du Programme OMS de gestion des situations d'urgence sanitaire

En marge de l'Assemblée mondiale de la Santé, les dirigeantes et dirigeants mondiaux se sont réunis pour une table ronde stratégique de réflexion sur les enseignements de la COVID-19 et d'autres crises, à l'occasion du dixième anniversaire du Programme OMS de gestion des situations d'urgence sanitaire (le « Programme »).

À l'ouverture de la session, le Dr Chikwe Ihekweazu, Directeur exécutif du Programme, a souligné que celui-ci a évolué au fil des enseignements issus des situations d'urgence successives, et en particulier de la pandémie de COVID-19. Le Directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a qualifié la pandémie de « test de résistance ultime », qui a mis à nu les faiblesses en matière de préparation, d'équité et de confiance, tout en accélérant l'innovation et la collaboration à l'échelle mondiale. Le Dr Mike Ryan, ancien Directeur exécutif du Programme, a ajouté une perspective historique, faisant remarquer que les systèmes de santé mondiaux ont souvent évolué en réponse à des crises, comme ce fut le cas lors des crises liées au SRAS, au virus Ebola et à la COVID-19, et doivent désormais s'adapter de manière anticipative aux menaces futures.

Des expertes et experts ont insisté sur les axes clés de transformation. La Professeure Johanna Hanefeld, de l'Institut Robert Koch, a évoqué une nouvelle ère de veille épidémique, où l'analyse avancée et l'intelligence artificielle doivent être associées à des systèmes nationaux solides et à la confiance du public. La Dre Daniela Garone, de Médecins Sans Frontières, a souligné la nécessité d'un financement durable et souple, avertissant qu'une dépendance à l'égard d'un financement réactif limite l'efficacité de la préparation. Le Dr John-Arne Røttingen, du Wellcome Trust, a souligné l'importance d'une approche de bout en bout des mesures médicales de lutte, afin de garantir que les avancées scientifiques se traduisent par un accès équitable et un impact concret.

Les perspectives nationales ont illustré ces enseignements dans la pratique. La Ministre éthiopienne de la santé, la Dre Mekdes Daba Feyssa, a décrit comment la COVID-19 a mené à d'importants investissements dans les laboratoires, les systèmes d'oxygène et les capacités des personnels, de manière à renforcer les ripostes face aux flambées épidémiques ultérieures. En République centrafricaine, le Ministre de la santé, le Dr Pierre Somsé, a mis en avant la manière dont des approches intégrées telles que l'examen universel de l'état de santé et de préparation visent à aligner l'action technique, politique et communautaire afin d'améliorer l'état de préparation.

L'accent a été mis sur un message central au cours de la séance : la COVID-19 a révélé à la fois le coût de l'impréparation et la force de l'action collective. Bien que des progrès aient été réalisés grâce à l'Accord de l'OMS sur les pandémies et aux réformes du Règlement sanitaire international (RSI), il demeure primordial de finaliser l'annexe PABS. Le défi est désormais clair : il s'agit de traduire les bilans d'expérience en investissements durables et en systèmes plus solides et plus équitables pour l'avenir.

WHO - World Health Organization published this content on May 19, 2026, and is solely responsible for the information contained herein. Distributed via Public Technologies (PUBT), unedited and unaltered, on May 21, 2026 at 09:13 UTC. If you believe the information included in the content is inaccurate or outdated and requires editing or removal, please contact us at [email protected]