04/21/2026 | Press release | Distributed by Public on 04/21/2026 10:51
« La violence n'a pas sa place en démocratie », a déclaré aujourd'hui l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), les parlementaires mettant en garde contre la progression des violences et des discours de haine visant les responsables politiques, qui constituent une menace directe pour la vie démocratique et le pluralisme.
Débattant de cette question en plénière, l'Assemblée, adoptant une résolution sur la base du rapport d'Elisabetta Gardini (Italie, CEPA), a souligné que ces attaques - qu'elles soient physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques, en ligne ou hors ligne - pouvaient avoir « un effet dissuasif sur la participation démocratique à la vie politique », décourageant à la fois les élu·es et les personnes envisageant de s'engager en politique.
Les parlementaires ont relevé que ces violences pouvaient contraindre les responsables politiques à « modifier leur comportement, à limiter leur participation à des événements publics ou à réduire leurs contacts avec la population », affaiblissant ainsi le pluralisme, la représentativité et la qualité des processus démocratiques. Ils ont également souligné que les femmes politiques, les représentant·es de groupes minoritaires ainsi que les jeunes responsables publics étaient ciblé·es de manière disproportionnée et nécessitaient une attention particulière.
L'Assemblée a déclaré que, dans le cadre du Nouveau Pacte démocratique pour l'Europe, le Conseil de l'Europe pouvait jouer un rôle de premier plan pour lutter contre ce phénomène à tous les niveaux. Elle a ainsi invité le Comité des Ministres à envisager la mise en place d'un mécanisme permettant d'identifier, de suivre et de faire connaître les menaces spécifiques ou les épisodes de violence contre des responsables politiques aux niveau local, régional et national.
En outre, l'Assemblée a appelé les États à adopter « une législation solide » reconnaissant les différentes formes de violence contre les responsables politiques comme des infractions pénales spécifiques, et à doter les forces de l'ordre et le pouvoir judiciaire des ressources nécessaires.
Enfin, les parlementaires ont souligné que les responsables politiques devaient donner l'exemple en s'abstenant de toute rhétorique incendiaire ou déshumanisante. L'Assemblée a invité les parlements nationaux et les partis politiques à adopter des codes de conduite clairs, afin de renforcer une culture de respect et de responsabilité au cœur de la vie démocratique.
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