08/14/2026 | Press release | Distributed by Public on 08/15/2026 06:16
Bangui - Une réunion transfrontalière de haut niveau s'est ouverte ce vendredi 14 août 2026 à Bangui, en République centrafricaine pour renforcer la préparation et la coordination face aux risques liés à la maladie à virus Bundibugyo. Initiée par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette rencontre qui réunit le Congo, l'Ouganda, la RCA, la RDC et le Soudan du Sud, vise à renforcer la coopération régionale face à la menace de la maladie à virus Bundibugyo et aux urgences sanitaires transfrontalières.
Dans la dynamique d'harmoniser les mécanismes d'alerte, de renforcer la surveillance aux points d'entrée et d'associer les communautés frontalières à la préparation et à la réponse, ces pays réaffirment leur engagement à travailler ensemble pour des actions communes qui dépassent les frontières administratives.
« Il est impératif que nos pays collaborent étroitement en unissant leurs efforts et leur sagesse, en particulier le long de nos frontières communes où les populations échangent non seulement des biens, mais entretiennent des liens familiaux ancrés dans des cultures et traditions partagées », a déclaré le Premier ministre de la RCA, Félix Moloua.
La République démocratique du Congo a déclaré le 15 mai 2026 une épidémie de maladie à virus Bundibugyo. Trois mois après, plus de 4300 cas ont été confirmés dans le pays dont plus de 2000 décès. Dans ce contexte, le président de la commission de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), Baltasar Engonga Edjo'o, a mis en garde contre la menace persistante de l'Ebola. « L'Afrique centrale mesure aisément l'ampleur des risques humains, économiques et sociaux liés à la propagation du virus », a-t-il déclaré, rappelant que la Commission avait déjà mobilisé un groupe technique sous-régional et adopté une feuille de route régionale pour intensifier la surveillance et sécuriser les points d'entrée.
« Les virus ne s'arrêtent pas aux frontières », a rappelé, pour sa part, le Directeur de l'OMS pour l'Afrique, le Dr Mohamed Janabi, soulignant l'importance d'une approche collective tout en misant sur la préparation. « Quand un pays se prépare, l'Afrique devient plus forte. Car nos frontières peuvent séparer nos pays, mais elles ne peuvent pas diviser notre sécurité sanitaire. »
Toutes les parties prenantes à cette réunion insistent sur la nécessité de renforcer la surveillance communautaire et le partage rapide des informations sanitaires. Les pays s'engagent à transformer les accords en actions concrètes et à faire de la préparation une priorité politique.
Il a par ailleurs indiqué qu'un laboratoire mobile est positionné à Obo, proche des frontières avec la RDC et le Soudan du Sud. Sur place l'équipe assure une surveillance plus avancée, en mettant un accent particulier sur la mobilisation et la participation communautaire et les bonnes pratiques en matière de prévention et de contrôle des infections.
Cette rencontre, marquée par des appels à la solidarité et à la coopération transfrontalière, va déboucher sur une feuille de route et des protocoles d'action communs.