Canadian Navy

07/09/2026 | Press release | Distributed by Public on 07/09/2026 09:27

L’exploration des mesures anti-UAS avec l’Unité des capacités navales avancées

L'exploration des mesures anti-UAS avec l'Unité des capacités navales avancées

Le 9 juillet, 2026 - La Marine royale canadienne

Légende

Un opérateur tactique maritime de l'UCNA utilise le système anti-UAS Orion H10 lors d'un exercice d'apprentissage à la BFC Halifax.

La technologie des systèmes de défense contre les aéronefs sans pilote (C-UAS) aide nos marins à détecter, à suivre, à identifier et à vaincre les drones non autorisés avant qu'ils ne constituent une menace pour le personnel ou les infrastructures essentielles. La Marine royale canadienne (MRC) explore des moyens pratiques de détecter et d'atténuer ces menaces en milieu maritime.

L'Unité des capacités navales avancées (UCNA) joue un rôle clé dans cet effort. Elle assure les capacités essentielles de la MRC dans plusieurs domaines opérationnels, dont :

  • les systèmes sans pilote;
  • les opérations d'interdiction maritime;
  • le renseignement, surveillance, acquisition d'objectifs et reconnaissance (ISTAR);
  • les opérations d'embarcations tactiques.

En plus de la prestation de ces capacités, l'UCNA se concentre également sur l'expérimentation opérationnelle. Plutôt que de tester les systèmes de manière isolée, l'UCNA évalue la manière dont les nouveaux outils interagissent avec des personnes, des milieux et des contraintes opérationnelles. L'objectif n'est pas seulement de vérifier si un système fonctionne, mais de comprendre ce qu'il peut et ne peut pas apporter une fois qu'il est utilisé par les marins. Le travail de l'UCNA en matière de test et d'évaluation des systèmes contribue directement à l'établissement de l'instruction, des tactiques, des techniques et des procédures (TTP) destinées aux marins.

En matière d'expérimentation opérationnelle, le Ltv Daniel Song, opérateur tactique maritime au sein de l'UCNA, l'a exprimé le mieux.

« Pensez à nous comme l'unité qui prend les nouvelles technologies et les associe à des tactiques éprouvées. Nous examinons comment les systèmes se comportent réellement dans un contexte opérationnel et nous fournissons une rétroaction sur leur pertinence. »

Nous l'avons constaté plus tôt dans l'année, à la Base des Forces canadiennes (BFC) Halifax, où l'UCNA a mené un exercice d'apprentissage à l'aide de l'Orion H10, un système portable et directionnel anti-UAS conçu pour perturber le fonctionnement des petits drones. Au cours de cette activité, des opérateurs tactiques maritimes ont piloté des drones offerts sur le marché tandis que des équipes anti-UAS utilisaient de l'équipement de détection et de brouillage pour observer en temps réel l'interaction des systèmes.

Cette démonstration a été effectuée dans le cadre d'une opération plus vaste de sécurité de la base, qui permet aux hauts dirigeants et aux opérateurs tactiques maritimes de constater par eux-mêmes comment les systèmes anti-UAS fonctionnent en dehors d'un milieu contrôlé.

« L'objectif n'était pas de prouver que nous disposions d'une solution parfaite, a déclaré le Ltv Song. Il s'agissait de voir ce qui se passe réellement lorsque l'on met ces systèmes en service : ce qui fonctionne, où se situent les limites et quelles hypothèses doivent être testées. »

Les systèmes anti-UAS sont rarement infaillibles. Les conditions environnementales, les interventions des opérateurs et la conception des drones influent toutes sur l'efficacité, et les lacunes apparaissent souvent lors d'exercices et de démonstrations.

« Aucun système ne fonctionne tout le temps, explique le Ltv Song. Même les solutions anti-UAS très performantes ne sont efficaces que de temps en temps. C'est pourquoi l'expérimentation pratique est si importante. »

Cette approche permet d'intégrer de manière naturelle les capacités anti-UAS dans les opérations des navires, tout en bénéficiant, si nécessaire, de la surveillance et de l'expertise de spécialistes.

Alors que des systèmes comme l'Orion continuent d'être déployés dans toute la flotte, le Ltv Song explique que le défi global anti-UAS reste en constante évolution. Tant la technologie des drones que les techniques utilisées pour les exploiter et les vaincre continuent d'évoluer rapidement.

« C'est un jeu du chat et la souris permanent, a-t-il déclaré. On met au point une méthode pour contrer une approche, et quelque chose de nouveau émerge en réponse. »

Voilà pourquoi des systèmes tels que l'Orion H10 sont considérés comme des points de départ plutôt que comme des solutions finales.

La technologie des drones évolue au rythme des jours et des semaines, et non des années, et les efforts anti-UAS évoluent en conséquence, et s'efforce souvent de suivre le rythme de ces avancées rapides. La solution d'aujourd'hui sera désuète demain, voilà pourquoi des unités comme l'UCNA existent : pour tester, apprendre, s'adapter et aller de l'avant en permanence.

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2026-07-09
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