10/22/2025 | Press release | Distributed by Public on 10/22/2025 08:04
(Le compte rendu de la réunion sera disponible ultérieurement.)
Le diagnostic est posé: l'ONU souffre du manque de volonté de certains de ses États Membres de payer à temps, dans l'intégralité et sans condition leurs contributions au triptyque budgétaire à savoir, le budget ordinaire consacré à la "Maison de verre", les opérations de paix et les tribunaux pénaux internationaux (A/80/440).
La Cinquième Commission, chargée des questions administratives et budgétaires, va tenter aujourd'hui de trouver un traitement à cet état de santé "intenable" selon les mots du Secrétaire général de l'ONU.
L'ONU fonce droit vers la faillite, prévenait M. Antonio Guterres, le 17 octobre dernier. Le Secrétaire général rappelait que les règles financières ont été élaborées sur le postulat, faux aujourd'hui, que les tous les États respecteraient leurs obligations.
Or aujourd'hui, certains pays ne se sentent même plus obligés de s'acquitter de leurs contributions. En effet, le 9 octobre, Mme Catherine Pollard, Secrétaire générale adjointe chargée de la gestion, indiquait que sur un budget ordinaire de 3, 5 milliards pour 2025, l'ONU n'avait reçu que 2,4 milliards.
Cinquante-sept États devaient encore un total de 1,8 milliard de dollars, arriérés compris, dont les Etats-Unis, avec 1, 4 milliard, la Chine, avec 192,4 millions et la Fédération de Russie, avec 72 millions.
Le 17 octobre, le Secrétaire général plaidait pour la révision des pénalités et des règles financières relatives au budget ordinaire. À ce jour, les seules pénalités prévues figurent à l'Article 19 de la Charte des Nations Unies.
L'Article stipule: un Membre des Nations Unies en retard dans le paiement de sa contribution ne peut participer au vote à l'Assemblée générale si le montant de ses arriérés est égal ou supérieur à la contribution due par lui pour les deux années complètes écoulées.
Quant aux règles financières, le Secrétaire général dénonçait, une nouvelle fois, celle "absurde" sur la restitution des fonds inutilisés aux États Membres.
Si des contributions arrivent tard au cours d'un exercice budgétaire, l'ONU peut en disposer au cours de l'exercice suivant mais elle est tenue de les restituer aux États au prochain exercice budgétaire.
Ainsi en 2026, c'est 10% du budget ordinaire de 2024 qui devra être reversé et en 2027, probablement 20% de celui de 2025. Si rien ne change aux niveaux des contributions et de la restitution des fonds, nous aurons, alertait le Secrétaire général, des coupes drastiques.
Coupes drastiques? Passée au tamis de l'Initiative ONU80 promouvant des améliorations à apporter au fonctionnement de l'Organisation; un examen de l'exécution des mandats; et une réorganisation structurelle, la proposition budgétaire pour 2026 est passée de 3,7 milliards de dollars à 3,2 milliards, avec la suppression de plus de 2 300 postes sur 13 900.
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