Results

IMF - International Monetary Fund

06/15/2026 | Press release | Distributed by Public on 06/15/2026 08:06

Le FMI et le Niger concluent un accord au niveau des services sur la neuvième revue de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit

Niamey. Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI) conduite par Mme Julia Bersch s'est rendue à Niamey du 2 au 12 juin 2026 pour mener des entretiens sur la neuvième revue du programme économique du Niger appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC).

À l'issue de la mission, Mme Julia Bersch a fait la déclaration suivante :

« Les Autorités nigériennes et les services du FMI ont conclu un accord au niveau des services sur la neuvième revue du programme économique appuyé par la FEC. L'accord est soumis à l'approbation du conseil d'administration du FMI, sachant que ce dernier devrait examiner la question lors d'une réunion qui se tiendra à la fin du mois de juillet 2026. L'achèvement de la revue permettrait le décaissement de 24,0828 millions de DTS (environ 33 millions de dollars) destinés à aider le Niger à répondre à ses besoins de financement externe et à le soutenir dans la mise en œuvre des réformes.

« La croissance économique est restée vigoureuse en 2025, s'établissant à 6,9 %, et devrait atteindre 7 % en 2026, principalement portée par l'agriculture et le secteur extractif. Si l'inflation a fortement chuté en 2025 et s'est établie en moyenne de -4,7 %, les prix ont récemment commencé à augmenter, et l'inflation devrait atteindre en moyenne -1,9 % en 2026. Au Niger, les effets de la guerre au Moyen-Orient se font principalement sentir par la hausse des prix du pétrole, l'effet global net étant toutefois positif, mais la hausse des coûts de transport et des prix des importations pèsent sur l'inflation et sur les ménages les plus vulnérables. À moyen terme, la croissance devrait rester en moyenne aux alentours de 6,1 %. Les perspectives sont exposées à des risques baissiers notamment l'intensification des risques sécuritaires et autres conflits et chocs climatiques. Des besoins de financement brut élevés, conjugués à un nouveau recul des financements concessionnels, pourraient exacerber les tensions budgétaires.

« Le déficit budgétaire s'est établi à 2,9 % du PIB en 2025, soit 0,4 % de moins que prévu. Il était donc conforme au critère de convergence budgétaire de l'UEMOA fixé à 3 % du PIB. Ce résultat témoigne des efforts non négligeables consentis en matière de mobilisation des recettes intérieures et de la hausse des revenus tirés des exportations de pétrole brut. Pour 2026, le déficit budgétaire devrait se creuser et passer à 3,4 % du PIB afin de financer les dépenses de reconstruction après les catastrophes naturelles de l'année dernière et de soutenir les ménages vulnérables touchés par le choc actuel sur les prix des produits de base. Compte tenu des risques importants et des conditions de financement restrictives, les Autorités utiliseront une partie des recettes pétrolières exceptionnelles attendues pour constituer des marges tout en menant des politiques d'emprunt prudentes et en accordant la priorité aux financements concessionnels et aux dons.

« Le programme soutenu par la FEC vise à renforcer la stabilité macroéconomique et à jeter les bases d'une croissance résiliente, inclusive et tirée par le secteur privé. Les résultats du programme à l'aune des objectifs à fin décembre 2025 et fin mars 2026 étaient satisfaisants, et les autorités ont réalisé des progrès significatifs dans le renforcement de la gestion des flux de trésorerie et l'apurement des arriérés, ainsi que dans l'amélioration de la transparence en publiant les contrats pétroliers signés entre l'État et les compagnies pétrolières.

« Malgré la conjoncture difficile, les Autorités restent déterminées à poursuivre la mise en œuvre de réformes structurelles essentielles, en vue de soutenir la mobilisation des recettes et d'améliorer la gouvernance, la responsabilité et la transparence. Les initiatives visant à renforcer le secteur bancaire et à lui permettre de mieux soutenir une croissance tirée par le secteur privé se poursuivront aussi, notamment via un projet de redynamisation du secteur financier et un programme de soutien aux PME et microentreprises, soutenu par la Banque mondiale. »

L'équipe de la mission a rencontré le Premier ministre, Son Excellence M. Ali Mahamane Lamine Zeine, et s'est entretenue avec le ministre de l'Économie et des Finances, M. Maman Laouali ABDOU RAFA, le directeur national de la BCEAO, M. Mahaman Tahir Hamani, ainsi qu'avec d'autres hauts responsables publics, des représentants du secteur privé et des partenaires du développement.

L'équipe des services du FMI tient à remercier les Autorités nigériennes pour leur étroite coopération et pour les échanges constructifs qu'ils ont menés avec elles.

IMF - International Monetary Fund published this content on June 15, 2026, and is solely responsible for the information contained herein. Distributed via Public Technologies (PUBT), unedited and unaltered, on June 15, 2026 at 14:06 UTC. If you believe the information included in the content is inaccurate or outdated and requires editing or removal, please contact us at [email protected]