05/01/2026 | Press release | Distributed by Public on 05/01/2026 13:33
Les négociations par médiation entre Unifor et Marine Atlantique ont été rompues dès le deuxième jour à la suite du refus de l'employeur de discuter des propositions du syndicat.
« Que Marine Atlantique refuse toute négociation constructive afin de conclure une entente sur une convention équitable qui permettrait aux travailleuses et travailleurs de continuer à servir le public est inacceptable, a déclaré Lana Payne, présidente nationale d'Unifor. L'attitude méprisante de l'employeur à l'égard des propositions du comité de négociation témoigne d'un manque de respect et fait sérieusement douter de la possibilité de parvenir à une entente, à moins que l'entreprise ne change de cap. »
Il était prévu que le comité de négociation des sections locales 4285 et 4286 d'Unifor rencontre Marine Atlantique dans le cadre de trois jours de pourparlers, à compter du 28 avril, et ce, avec l'aide d'un médiateur fédéral. La conciliation a échoué le matin du 29 avril, sans qu'aucune autre rencontre n'ait eu lieu depuis entre les parties.
Le syndicat a déposé une demande auprès du Conseil canadien des relations industrielles en vue de conclure un contrat sur le maintien des activités afin de déterminer les services qui, le cas échéant, doivent être maintenus en cas de grève.
La réponse de l'employeur au Conseil canadien des relations industrielles s'appuyait sur des conditions obsolètes qui ne reflètent pas la réalité actuelle des activités commerciales de l'entreprise.
« Il est évident que Marine Atlantique veut empêcher nos membres d'exercer leur droit de grève, et c'est pourquoi elle refuse de s'engager dans les négociations, a indiqué Jennifer Murray, directrice régionale pour l'Atlantique. Le droit de grève est un droit fondamental. C'est ainsi que les travailleuses et les travailleurs peuvent responsabiliser les employeurs et empêcher les entreprises de leur imposer un accord. »
La procédure de conciliation prendra fin le 8 juin; il s'ensuivra alors une période de réflexion de 21 jours avant que les syndiqués soient autorisés à déclencher une grève ou que l'entreprise puisse mettre ses employés en lock-out. Les parties doivent s'entendre sur le maintien des activités ou obtenir une décision du Conseil avant de déclencher une grève ou un lock-out.
Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, représentant 320 000 travailleuses et travailleurs dans tous les grands secteurs de l'économie. Le syndicat milite pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs, et pour leurs droits; il lutte pour l'égalité et la justice sociale au Canada et à l'étranger, et aspire à provoquer des changements progressistes pour un meilleur avenir.
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