07/27/2026 | Press release | Distributed by Public on 07/27/2026 02:15
Le ministère de la Digitalisation vient de publier les résultats d'une étude qu'il a commandité auprès du Luxembourg Institute of Socio-Economic Research (LISER): "Inclusion numérique. Une analyse de la situation en 2025". L'étude est réalisée à partir des données de l'enquête communautaire sur l'utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC), conduite par le Statec. Cette étude prolonge les précédentes études menées en 2022, 2023 et 2024, qui visaient à identifier les facteurs à l'origine de la fracture numérique et à en suivre l'évolution.
Disponible dès à présent enligne, cette analyse constitue l'une des 249 initiatives prévues dans le deuxième Plan national d'inclusion numérique.
Les principaux constats
Dans un contexte où l'accès aux technologies numériques est désormais largement répandu au sein de la population, la question centrale n'est plus tant celle de la connexion que celle des inégalités dans les pratiques d'usage et dans la capacité des internautes à tirer profit d'Internet. En effet, certains usages du numérique sont plus bénéfiques que d'autres et il faut différencier entre utiliser le numérique pour se divertir et utiliser pour accomplir des tâches productives, développer des compétences ou encore accéder à des opportunités professionnelles et/ou éducatives. L'étude dresse un constat clair: si l'accès à Internet est aujourd'hui quasi généralisé, la véritable ligne de fracture numérique se situe désormais dans l'intensité des usages, les compétences numériques et la capacité des internautes à en tirer des bénéfices concrets.
Les recommandations
L'étude formule plusieurs recommandations pour faciliter l'inclusion numérique de tous:
La suite
Une large partie de ces recommandations se traduisent déjà par des initiatives concrètes du deuxième Plan d'action national d'inclusion numérique 2026-2030, adopté par le Conseil de gouvernement le 16 janvier 2026. Le levier "Approfondir les compétences numériques" du plan prévoit par exemple, des programmes de formation différenciés selon le niveau de compétences, avec un ciblage prioritaire des personnes les moins diplômées et des seniors, notamment à travers des formations de soutien et un dispositif de médiation intergénérationnelle "seniors pour seniors". Le renforcement des compétences informationnelles et de résolution de problèmes, identifié par l'étude comme déterminant, est également intégré au cadre de compétences numériques (DigComp 3.0) sur lequel s'appuie ce levier.
Le rôle central de l'autoformation, mis en évidence par l'étude, se retrouve dans plusieurs actions du plan d'action visant à développer des outils d'apprentissage autonome accessibles, tels que des plateformes de formation en ligne, des tutoriels et des modules interactifs destinés aux formateurs comme au grand public. Le plan prévoit par ailleurs de valoriser les formations à visée économique et professionnelle, notamment à destination des demandeurs d'emploi et des professionnels, tout en cherchant à renforcer l'efficacité des offres de formation gratuite proposées par les associations et organismes publics.
Enfin, la recommandation d'élargir l'accompagnement numérique au-delà du cercle familial trouve un écho dans le levier consacré au maintien d'une alternative au numérique, qui prévoit notamment des guichets physiques, un accompagnement humain de proximité et une étude de faisabilité sur un service national de médiation numérique. Le ministère de la Digitalisation poursuivra par ailleurs son partenariat avec le LISER afin de continuer à mesurer, dans la durée, les effets de ces mesures sur les publics les plus exposés à la fracture numérique.
Les résultats de l'étude sont dès à présent disponibles sur le site du ministère de la Digitalisation.
Communiqué par le ministère de la Digitalisation