05/19/2026 | Press release | Distributed by Public on 05/20/2026 18:44
Face à l'épidémie de maladie à virus Ebola en cours en République démocratique du Congo (RDC), le Gouvernement a engagé plusieurs mesures de prévention et de surveillance, notamment à Mayotte. L'objectif : suivre l'évolution de la situation sanitaire et prévenir tout risque d'importation du virus sur le territoire français.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé cette épidémie comme une « urgence sanitaire de portée internationale ». Le variant concerné, appelé Bundibugyo, circule actuellement dans le nord-est de la RDC. Des cas ont également été signalés en Ouganda. À ce stade, aucun vaccin ni traitement spécifique n'existe contre ce variant. Au 19 mai 2026, 131 décès et 513 cas suspects ont été recensés en RDC.
Une réunion de coordination interministérielle s'est tenue à Matignon lundi 18 mai 2026 afin de coordonner l'action des autorités sanitaires, diplomatiques et de sécurité.
Selon les connaissances scientifiques actuelles, le virus se transmet uniquement par contact rapproché avec une personne présentant des symptômes, notamment via les fluides corporels. Le variant Bundibugyo présente une incubation moyenne de sept jours, pouvant aller jusqu'à vingt-et-un jours.
Les modélisations réalisées à ce stade par l'INSERM et Santé publique France estiment que le risque d'importation du virus en France hexagonale et à Mayotte est « très faible ». Aucune liaison aérienne directe n'existe entre la zone touchée et l'Hexagone.
Compte tenu de sa situation géographique, et même si le risque d'introduction sur le territoire est considéré comme très faible par les modélisations épidémiologiques, Mayotte fait l'objet d'une surveillance renforcée.
Le Gouvernement a activé plusieurs mesures de précaution :
Les services de l'État ont également été mobilisés afin de mettre en œuvre les moyens nécessaires au renforcement des contrôles liés aux arrivées en provenance d'Afrique de l'Est, de la région des Grands Lacs et des Comores.
Le Gouvernement appelle les voyageurs, qui ne pourraient reporter leur séjour en RDC ou en Ouganda, à respecter strictement les consignes sanitaires.
Il est notamment recommandé de :
Au retour d'un séjour dans une zone concernée, il est demandé de surveiller sa température pendant 21 jours.
En cas d'apparition de symptômes comme une fièvre supérieure ou égale à 38 °C, il convient de contacter immédiatement le SAMU-Centre 15 en signalant son voyage, sans se rendre directement chez un médecin ou aux urgences.
Après le retour de cinq ressortissants français présents à bord du navire de croisière MV Hondius, le Gouvernement renforce les mesures de suivi, de quarantaine et d'isolement.
Actualité · Santé publique
Publié le 12/05/2026