01/12/2026 | News release | Distributed by Public on 01/12/2026 09:59
Cette initiative intervient alors que le système onusien est fragilisé par des coupes budgétaires, des réunions annulées et des tensions croissantes. L'Alliance avait été annoncée une première fois le 25 septembre 2025 à New York par le Haut-Commissaire Volker Türk.
L'Alliance réunira des gouvernements, la société civile, des jeunes, des artistes, des scientifiques, des entreprises, des organisations philanthropiques et l'ensemble du système des Nations Unies, a précisé le Directeur de la Division du Conseil des droits de l'homme et des mécanismes conventionnels du HCDH, représentant du Secrétaire général, à l'ouverture de la 100ᵉ session du Comité des droits de l'enfant.
Son objectif est de défendre et de « faire respecter les droits humains afin d'inspirer une action collective et de renforcer l'écosystème mondial des droits de l'homme ».
« Il s'agit de renouveler la promesse de la Déclaration universelle des droits de l'homme et de construire un monde où responsabilité, dignité et justice définissent les relations entre les personnes et les institutions », a déclaré Mahamane Cissé Gouro.
La confirmation de ce lancement intervient alors le monde fait face à des moments très difficiles pour les droits des enfants. Partout dans le monde, les enfants sont de plus en plus touchés par les violations du droit international humanitaire et les défis croissants auxquels sont confrontés leurs droits fondamentaux.
Dans le même temps, le soutien mondial diminue. « En 2025, la forte réduction de l'aide mondiale a entraîné la fermeture d'hôpitaux, des pénuries de fournitures d'urgence et la suspension des campagnes de vaccination », a regretté M. Cissé Gouro.
Les conséquences sont alarmantes. Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) estime que 4,5 millions d'enfants de moins de cinq ans pourraient perdre la vie en raison du recul des services essentiels. D'ici la fin de 2026, six millions d'autres pourraient être contraints de quitter l'école.
La malnutrition aggrave cette crise : en 2024, 150 millions de jeunes enfants souffraient d'un retard de croissance et 42,8 millions souffraient d'émaciation, compromettant leur capacité à grandir, à apprendre et à survivre.
Des millions d'enfants sont confrontés à des risques croissants liés aux conflits, au changement climatique, à la pauvreté, aux inégalités et à la faim.
Alors que les droits des enfants sont malmenés dans le monde, les organes conventionnels du HCDH sont confrontés à des « contraintes sans précédent ». En 2025, plus de 30 % du temps de réunion a été perdu, ce qui a entraîné des retards importants et l'annulation des examens des États parties ainsi que la suspension des groupes de travail.
« Conjugué à une diminution du nombre de rapports des États parties reçus en 2025, cela a eu de graves conséquences sur le fonctionnement du système des organes conventionnels », a affirmé M. Cissé Gouro.
Cette année, le HCDH prévoit que la situation en matière de ressources restera « extrêmement difficile », avec de nouvelles réductions tant au niveau des ressources liées aux postes que des ressources non liées aux postes. Cela signifie moins de temps de réunion, « moins de résultats et, malheureusement, moins d'impact ».
A noter que le Comité des droits de l'enfant, qui se tient à Genève du 12 au 30 janvier, examinera les rapports de la Colombie, de l'Éthiopie, du Ghana, de la Malaisie, des Maldives, du Pakistan, de l'Espagne et de l'Ouganda.