Ministry of Europe and Foreign Affairs of the French Republic

03/25/2026 | Press release | Archived content

Situation au Liban - Réponse de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, à une question au Gouvernement, en séance publique, au Sénat (Paris, 25 mars[...]

Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les sénateurs,
Monsieur le sénateur [Khalifé Khalifé],

Je veux saluer votre engagement au service de ce pays qui est très cher à votre cœur et qui est très cher au cœur de la France. Le général de Gaulle disait que le Liban est le seul peuple du monde dont le cœur bat au même rythme que celui de la France. Et c'est la raison pour laquelle nous sommes mobilisés aux côtés du peuple et de l'État libanais qui se trouve, vous l'avez parfaitement dit, entraîné dans une guerre qu'il n'a pas choisie par la décision prise par le Hezbollah de se joindre aux attaques de l'Iran contre Israël. Avec des représailles israéliennes qui ont déjà provoqué plus de 1.000 morts, qui ont provoqué le déplacement de plus d'un million de personnes, qui se retrouvent à peine un an et demi après la dernière escalade militaire au Liban à devoir trouver une nouvelle fois refuge dans des abris de fortune, ceux-là même où je me suis rendu pour saluer l'action des organisations non gouvernementales et en particulier l'Ordre de Malte dans la banlieue sud de Beyrouth pour porter secours à ces personnes déplacées, à ces familles déplacées.

Qu'est-ce que nous faisons ? D'abord vis-à-vis des autorités libanaises, nous les confortons et nous les soutenons dans les décisions courageuses qu'elles ont prises d'adopter à l'été dernier un plan de désarmement du Hezbollah qui avait commencé à se mettre en œuvre même s'il n'était pas terminé. Plus récemment, la décision très courageuse et qui témoigne d'un changement d'époque et d'esprit au Liban de déclarer comme illégales les activités militaires du Hezbollah et hier de renvoyer l'ambassadeur d'Iran au Liban, ce qui est un geste diplomatique très fort. Et puis, nous travaillons avec les autorités libanaises pour pouvoir renforcer les Forces armées libanaises de manière à ce qu'elles puissent prendre en charge ce processus indispensable pour libérer le Liban de cette emprise qu'est le processus de désarmement du Hezbollah.

Quant aux autorités israéliennes, d'abord nous les exhortons de s'abstenir toute forme d'incursion terrestre au Liban, de s'abstenir de frappes visant les infrastructures civiles, visant les zones densément peuplées, la banlieue sud de Beyrouth, mais également le centre de Beyrouth qui a été frappé depuis quelques semaines, ce qui est quasiment une première. Et puis nous les exhortons effectivement à saisir la main tendue par le président des autorités libanaises, devant conduire à un dialogue de haut-niveau, le premier dans l'histoire de ces deux pays qui restent depuis 1949 dans une situation de trêves et d'état de guerre, qui permettrait, si ces discussions peuvent se tenir, un cessez-le-feu, un processus ordonné de désarmement du Hezbollah et une normalisation à terme entre les deux pays.

Source : Sénat

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