Office of the President of the Republic of Lithuania

03/13/2026 | Press release | Distributed by Public on 03/13/2026 04:47

Le Président et les dirigeants d'autres pays de l'UE appellent à prendre des mesures contre les combattants russes

Le Président de la République de Lituanie Gitanas Nausėda, ainsi que les dirigeants de la Lettonie, de l'Estonie, de la Pologne, de la Finlande, de l'Allemagne, de la Roumanie et de la Suède ont signé une lettre adressée au président du Conseil européen Antonio Costa et à la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur la nécessité de traiter les questions relatives aux sanctions contre les combattants russes.

La lettre affirme que l'agression de la Russie contre l'Ukraine continue de modifier l'environnement sécuritaire européen, avec des conséquences à long terme pour l'Union européenne, ainsi que pour la sécurité de nos citoyens et, en particulier, pour l'espace Schengen. Outre la menace militaire, il est également nécessaire de traiter les risques pour la sécurité intérieure découlant de cette guerre.

Il est notamment indiqué que l'un des risques les plus sérieux et persistants est la possible circulation, vers l'espace Schengen, d'anciens combattants russes et de combattants russes actuellement engagés (citoyens russes). Les personnes qui ont participé à la guerre dans les forces armées de l'État agresseur constituent une menace sérieuse pour la sécurité intérieure, notamment en raison des crimes violents, des activités des réseaux criminels organisés, les mouvements extrémistes ou les activités d'un État hostile dans le contexte plus large des actions hybrides de la Russie.

« Parmi eux se trouve un nombre important de criminels déjà condamnés, qui ont été recrutés dans les prisons russes et envoyés au front. Avec les rotations et la démobilisation éventuelle, il est probable que le nombre de personnes ayant une expérience récente du combat violent et souhaitant se rendre à l'étranger augmentera considérablement », préviennent les dirigeants.

La lettre souligne que le nombre de visas Schengen délivrés aux citoyens russes est déjà en forte augmentation et que, compte tenu de la liberté de circulation dans l'espace Schengen, l'impact sur la sécurité ne dépend pas de l'État membre qui a délivré le visa ou le permis de séjour.

« Par conséquent, toute entrée sur le territoire peut avoir de graves conséquences pour la sécurité d'un État membre ou de l'ensemble de l'espace Schengen. L'inaction créerait des vulnérabilités à long terme qui peuvent encore être évitées à ce stade. Il est donc urgent de prendre des mesures déterminées et coordonnées afin d'éviter des conséquences négatives », exhortent les signataires de la lettre.

Les dirigeants soulignent la nécessité de renforcer la coopération au niveau de l'UE afin de répondre à cette menace de manière cohérente et tournée vers l'avenir. Ils rappellent que la nouvelle stratégie de la Commission européenne en matière de politique des visas prévoit clairement la possibilité d'appliquer de nouvelles mesures restrictives ciblées en matière de visas si les relations avec un pays tiers donné se détériorent considérablement, y compris la catégorie proposée couvrant « les combattants identifiés, anciens et actuels, de l'État agresseur ». Cela fournit une base politique et stratégique claire pour la suite des travaux.

« Nous invitons donc la Commission, en étroite coopération avec le Service européen pour l'action extérieure et les instances compétentes du Conseil, à examiner d'urgence et à présenter des mesures concrètes qui pourraient être mises en œuvre au niveau de l'UE, y compris des modifications ciblées du code des visas ou d'autres instruments juridiques appropriés, afin de permettre une approche européenne coordonnée. L'objectif devrait être d'éviter toute fragmentation et d'assurer une protection cohérente de la sécurité dans l'ensemble de l'espace Schengen », peut-on lire dans la lettre.

« Nous invitons les États membres à se joindre à cette initiative et à renforcer les efforts coordonnés en coopérant plus étroitement au niveau opérationnel. Enfin, compte tenu de la gravité de la question, nous estimons que ce problème nécessite une attention au plus haut niveau politique et une réponse européenne coordonnée, qui devrait se refléter dans les conclusions du Conseil européen de mars », conclut la lettre.

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