11/05/2026 | Press release | Distributed by Public on 11/05/2026 05:17
Le 3 novembre dernier, s'est tenu à Yaoundé la réunion des partenaires institutionnels organisée par l'International Cocoa Initiative. Elle a réuni les représentants du gouvernement du Cameroun, de l'industrie du cacao et du chocolat des organismes de régulation , des agences des Nations Unies, de la société civile et d'autres parties prenantes.
Placée sous le parrainage de M. Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, ladite réunion a été l'occasion pour lui de rappeler le partenariat qui lie le Cameroun aux représentants de l'industrie du chocolat :
«Chers représentants de l'industrie mondiale du chocolat, je tiens à vous dire que le Cameroun vous accueille en tant que partenaires », a-t-il déclaré. Pour lui, « Il ne s'agit pas d'opposer les attentes des pays consommateurs à celles des pays producteurs, mais plutôt de trouver un partenariat et un équilibre qui permettent de concilier ces deux points de vue ».
Une conciliation dans un contexte où, selon M. Rolland Njamsi Nteban, l'inspecteur général et représentant le ministre de l'Emploi et de la Sécurité sociale, George Owana « La lutte contre le travail des enfants est l'un des enjeux majeurs du progrès social ».
Autour du thème : « Transformer les défis sociaux en opportunités de partenariat pour une filière cacao responsable et durable au Cameroun », les acteurs ont échangé sur plusieurs sujets, autour d'un panel. Ils ont porté sur :
C'est M. Michael Ndoping, Directeur général de l'ONCC, qui a ouvert les débats en soulignant les progrès réalisés par le Cameroun dans le secteur du cacao, avec une augmentation récente des volumes de production et une amélioration de la qualité.
L'importance du producteur à l'origine du cacao, en particulier sous l'angle de la durabilité, a été mise en avant par le secrétaire exécutif de la CICC, M. Omer Gatien Maledy : « Le fondement de la durabilité, c'est l'individu - l'homme ou la femme qui cultive le cacao ».
Loïc Bruckert a présenté l'évolution des attentes de marchés tels que l'Union européenne, en évoquant les implications concrètes que la CSDDD et la FLR auront sur le secteur du cacao au Cameroun.
Mme Mbouzie Ahanda Angélique Salomé Abah, du ministère du Travail et de la Sécurité sociale, a souligné pour sa part, la volonté du gouvernement de collaborer avec tous les acteurs pour soutenir la mise en œuvre de cette législation.
Matthias Lange, Directeur exécutif d'ICI, a quant à lui, appelé toutes les parties prenantes à unir leurs efforts pour renforcer un secteur du cacao responsable et durable au Cameroun. « Toutes ces exigences nécessitent la mise en place de systèmes qui peuvent s'avérer coûteux et requièrent des capacités. C'est un défi, mais là encore, la législation peut être considérée comme une opportunité - pour accélérer la mise en œuvre des mesures nécessaires, qui peuvent être déployées au Cameroun à un rythme accéléré. », a-t-il affirmé.